Le braille
Le braille papier
Le braille[1] est un système d’écriture tactile à points saillants, à l’usage des personnes aveugles ou fortement malvoyantes. Le système porte le nom de son inventeur, le français Louis Braille (1809-1852).
En braille standard, un caractère est représenté dans une matrice de six points sur deux colonnes, chaque caractère étant formé par un à six points en relief. Ces points sont conventionnellement numérotés de haut en bas et de gauche à droite, selon le schéma suivant :
Par exemple, la lettre c se représente par les deux points supérieurs, soit la combinaison 1,4.
Le braille informatique
Le braille standard, avec ses six points, ne permet que 64 combinaisons pour coder les caractères, ce qui est relativement peu. Certains caractères, comme les majuscules ou les chiffres ont été codés sur deux caractères braille afin de contourner cette limitation. Malheureusement, ce type de codage s’avère mal adapté à l’informatisation. Aussi pour l’informatique utilise-t-on un braille à huit points au lieu de six.
Le braille informatique permet 256 combinaisons (2 puissance 8), soit une correspondance exacte avec la table ASCII utilisée en informatique.
Nécessité d'adaptation
Comme le braille n’est que du texte linéaire. Il faut remplacer :
Les images par des descriptions ou par une référence au schéma en relief qui sera annexé ;
Les consignes irréalisables (souligner, colorier, surligner, entourer, relier, cocher, barrer, compléter…) par le même exercice mais réalisable différemment ;
Les tableaux par des listes ou des tableaux numériques correctement annotés ;
Les éléments répartis dans l’espace de la feuille par des paragraphes consécutifs.
Particularités pour le braille informatique :
Éviter le gras, l’italique ou l’usage de couleurs ainsi que beaucoup d’autres marqueurs qui n’ont pas d’équivalent dans le langage braille ;
Oublier les mises en forme ;
Mettre les accents sur les majuscules (É et non E), ce qui est d’ailleurs la règle en français. La prononciation par les lecteurs d’écran sera différente ;
Bien écrire le signe « multiplié ». Celui du pavé numérique, le « * », pas le « x ». En braille, ces 2 signes n’ont aucun rapport.
Contraintes temporelles
La lecture braille ou auditive entraîne des temps de traitement plus longs. Les observations ont mis en évidence un retard fréquent de ces élèves lors de la réalisation d’exercices en classe.
Réaliser les exercices les plus pertinents compte tenu de l’objectif pédagogique.
La recherche de contenus particuliers dans le document demande plus de temps. Si pour l’élève voyant, une stratégie de recherche peut consister à balayer du regard le document, l’élève malvoyant ou aveugle doit lire l’ensemble du contenu d’un document braille jusqu’à atteindre l’objet recherché. Ce processus peut s’avérer beaucoup plus long. Dans le cas d’une version numérique, cette recherche est simplifiée par la présence d’un moteur de recherche ou par une technique d’écoute accélérée.


